La mode au 18ème siècle

ModeLa mode française au 18ème siècle, l’époque de la Régence et du Rococo, est caractérisée par les pastels, la lumière et une certaine liberté d’esprit par rapport au siècle précèdent. Tout le monde essaie d’être à la mode, en imitant les styles du roi et de sa cour. A cette époque, les femmes portaient des robes flottantes ou volantes, avec des jupes drapées par-dessus des paniers, des jupons bouffants garnis de baleines. Sous la robe, elles portaient un corset, ou corps baleiné pour accentuer la taille de guêpe et des jupons pour augmenter l’ampleur de la robe. Les seins étaient mis en valeur par des décolletés plongeants. Les femmes riches préféraient les tissus de luxe, tels que le satin, le taffetas, le velours et la soie et les robes étaient souvent ornées de broderies fleuries. Les bourgeoises utilisaient plutôt le coton et la laine avec des jupons rigides à la place de paniers. Les robes des paysannes étaient essentiellement de la même forme, mais plus sobres et moins ornées que les robes extravagantes des plus riches.

Le « négligé » est inventé à cette époque, pour recevoir en style décontracté et confortable en privé. Le négligé consiste alors en une jupe et une jaquette, appelé caraco.

La révolution française marque la fin des robes de brocarts, des perruques poudrées et des talons. Les robes « à la française » étaient remplacées par un style plus sobre, calqué sur le costume de l’aristocratie anglaise.

En matière de coiffure, la mode a été complètement transformée au cours du 18ème siècle en France. Au début du siècle, le style « Fontange » était de mise, où les cheveux étaient empilés sur la tête et souvent décorés d’objets divers et variés, tels que plumes, bijoux, fruits, oiseaux, etc…

Après 1720, le style dominant était la « tête de mouton », un style plus naturel avec de courtes boucles et quelques grosses mèches de cheveux sur la nuque.

Vers 1770 en France, Marie-Antoinette, véritable icône de la mode jusqu’à la révolution, porte la coiffure en queue de paon « à la dauphine », au lieu de la coiffure à boucle, marquant ainsi le début de l’époque des perruques.